En effet, sachant que votre connaissance du dossier, d’après
vos propres mots, est irréprochable, je suis étonné des quelques petits
mensonges que vous étalez en place publique et dans un journal à influence
nationale, je suis également surpris par votre prise de position flagrante dans un
dossier dont le procès s’ouvrait le jour même.
Vous m’excuserez, mais je me suis permis de mettre au grand
jour les incohérences et les prises de positions parfois malsaines de votre
article.
Après le verdict du procès
Outreau et les résultats des différentes commissions d’enquête, l’ensemble de
la presse s’est servit des conclusions de ces rapports d’enquête pour justifier
un tel verdict et non du dossier d’instruction, vous comprendrez donc que je
fasse exactement la même chose pour vous répondre, les résultats des
commissions d’enquêtes étant les seuls pièces du dossier accessibles au public
via internet.
Vous commencez votre article par vous étonner de l’ouverture
d’un tel procès, puis dès les premières lignes vous nous dites : « Sur
la photo des treize acquittés, posant sur les marches du Palais de justice de
Paris le 1er décembre 2005, Daniel Legrand était le petit jeune
homme bien coiffé qui semblait ne pas avoir assez de mots pour dire son
innocence. « Quand les policiers m'ont arrêté, je leur ai
demandé : “c'est pour quoi ?” Ils m'ont dit “viol”. J'ai entendu “vol”
tellement ça me semblait impossible. J'ai jamais touché personne même une
femme, je vous jure. Je veux bien me soumettre à un test de virginité. Je veux
bien passer un test de virginité. »
Comme vous pouvez le constater dans les captures d’écran ci-dessus, Daniel Legrand fils ne dit à aucun moment n’avoir jamais touché une femme et ne demande à aucun moment un test de virginité. Il reconnait en revanche avoir bêtement confondu le mot « viol » avec le mot « vol », chose très très importante pour l’instruction et grand détaille qui effectivement doit prouver l’innocence de Daniel Legrand fils, lol si je puis me permettre.
Donc nous constatons que dès les premières lignes de votre article vous nous désinformez sur le dossier et vous prenez ouvertement parti pour Daniel Legrand, rappelez-moi, un média n’est il pas censé être neutre dans sa distribution d’information ?
Vous continuez ensuite votre article en expliquant le dossier, et là encore dès les premières lignes plusieurs petits mensonges apparaissent, la machine de la propagande est en route, je vous cite de nouveau : « Il avait 20 ans, c'était en 2001. Une mère, ses quatre fils et deux voisins se sont mis à dénoncer un réseau de pédophilie tentaculaire, mettant en scène plus de 70 personnes »
Encore une fois, ma connaissance du dossier est quelque peu différente, et je citerais ici un de vos confrère, journaliste pour le quotidien le Parisien, Pascal Egré, qui à réalisé un très bon travail d’investigation concernant ce dossier, voici ce qu’il écrit, capture d’écran et lien ci-joint : « Tandis que Myriam Badoui évoque des voyages en Belgique et un trafic de cassettes pédopornographiques, jusqu’à 28 « suspects » s’alignent sur les albums photos – au total, 50 noms apparaissent dans la procédure. »
Encore une fois, madame Aubenas, nous sommes très loin de vos 70 personnes, vous mentez une nouvelle fois, dans le seul et unique but de servir à la cause de Daniel Legrand. Et là vous ne nous sortirez pas l’excuse que vous allez nous sortir un petit peu plus bas, consistant a cité un personnage public dit « révisionniste » pour démontrer l’absurdité de l’accusation, non madame Aubenas, les propos rapportés là sont ceux d’un journaliste comme vous, un de vos confrère. Petit mensonge sur petit mensonge, et nous, nous devrions vous prendre au sérieux, remettons-nous bien dans le contexte dans lequel vous écrivez cet article, le procès se réouvre le jour même de votre publication, votre article vise un public non averti, donc non renseigné sur le sujet, et qui prendra la moindre de vos paroles comme fait véridique et avéré, alors, s'il vous plait, madame, faite au moins l’effort de nous donner de vraies informations.
On continue ?
En lisant la suite de l’article, je me suis demandé si je ne m’étais pas trompé de quotidien, j’ai du, véridique, remonter en haut de page pour voir si j’étais toujours bien sur le site du Monde.fr.
Effectivement vos paroles qui vont suivre sont dignes des plus grands journaux satiriques, Charlie Hebdo et autres consorts, alors je comprend bien que la mode de la presse ces derniers temps en quête de buzz et de vente de papier en est arrivé à exploiter le moindre fait divers pour faire du « Charlie Hebdo » mais vous m’excuserez madame Aubenas, je vous rappel que nous parlons là de VIOLS D’ENFANTS rien de plus rien de moins, je vous cite : « un huissier, un curé, un berger allemand, des vaches, des tournages pornos, des fermes en Belgique, des enfants livrés par voitures entières »
Je trouve votre manière d’expliquer le dossier au grand public complétement sarcastique. Et ce qui me choque le plus, malgré la présence du « berger allemand » c’est quand vous dites « des enfants, livrés par voitures entières », personnellement, il ne me semble jamais avoir entendu qui que ce soit comparer les enfants à du bétails lors de l’instruction, contrairement à ce que vous faites là. En vous écoutant, déjà que vous nous avez inventez 20 adultes incriminés, on pourrais croire que l’instruction comportait des centaines d’enfants au total. Mais pourquoi ne pas donner les vrais chiffres tout simplement plutôt que de se perdre dans des métaphores à charges, lugubres et de mauvais goûts ? Pourquoi ne pas tous simplement dire qu’il y a eu au total 59 enfants entendus et non pas « des voitures entières », vous voyez 59, encore moins que vos prétendu 70 adultes. Je cite ici pour affirmer mes dires un article du 5 avril 2012 sur le blog de Jacques Thomet, dont vous critiquez indirectement le travail sans osez l’affronter, on en reparlera un peu plus bas :
Voilà donc une manière totalement neutre d’expliquer le dossier contrairement à vous madame Aubenas.
Vous continuez ensuite votre article sur le même ton satirique et à charge sur les enfants, je ne relèverais plus ce genre de propos tant ils me paraissent abjects. Mais nouveau petit mensonge à rajouter à votre tableau de chasse, je vous cite : « Quant aux treize autres – qui nient – ils sont finalement acquittés, dans les larmes et le scandale. »
Ceci est encore faux, madame Aubenas, pourquoi une nouvelle fois omettez vous de dire que, justement, le seul et unique accusé concernant la réouverture du procès, Daniel Legrand fils, avait lui bel et bien fait des aveux, sur déposition orales et écrites avant de se rétracter quelques jours plus tard sous prétexte qu’il aurait fait ces aveux en espérant être libéré… Non mais soyons raisonnable svp…
Ceci est un extrait de la commission d’enquête parlementaire où vous voyez par vous-même que Daniel Legrand fils lui-même avoue être passer aux aveux, donc une nouvelle fois votre information est fausse.
Dans la suite de l’article vous invoquez les raisons juridiques de l’ouverture de ce procès, c’est d’ailleurs là la seul partie de votre article où vous êtes neutre et dans la vérité, puis de nouveau vous retombez dans vos travers satiriques : « En parallèle, un courant s'est peu à peu dessiné, à travers un documentaire, « Outreau, l'autre Vérité », divers livres, quelques blogs, plus hétéroclites que nombreux, à en croire les audiences. S'y retrouvent pêle-mêle des conspirationistes d'extrême droite, des associations pour enfants, des allumés du missel, des journalistes, des déçus de la justice qui rêvent de revanche. L'inventaire ne doit pas s'arrêter là, mais les discours se ressemblent. »
Alors voilà, maintenant je voudrais que vous me donniez la définition du mot conspirationniste d’extrême droite, pourquoi conspirationniste ? Pourquoi d’extrême droite ? Que viens faire la politique dans ce débat ? Il n’existe donc pas de conspirationniste d’extrême gauche ? Je vous le demande Mme Aubenas, qui insultez vous d’ « allumé du missel » ? Vous qui citez le reportage d’Outreau L’autre Vérité du journaliste, Serge Garde, pourquoi ne citez vous pas également toute les personnes interviewés dans le reportage ? Je vais le faire à votre place alors et citer quelques déclarations, qui, il me semble, sont bien plus importantes que vos balbutiements :
- Le capitaine Didier Wallet, Capitaine de la Brigade des Mineurs à Boulogne sur Mer : « à aucun moment la parole des enfants n’a varier », « on voyait bien que ce n’était pas une leçon qu’avait appris les enfants, que ça sortait du cœur, ça sortait des tripes », « si un enfant reviens un peu sur ses déclarations ont dit qu’il ment, mais là dans ce cas précis les enfants ,malgré tout, faisaient la même déclaration qui revenait dans les différentes auditions ».
- Philippe Muller ancien Substitut du Procureur au Parquet Général de Douai : « que les graves sévices sexuels des enfants sont avérés », « il y a des mis en examens qui se sont accusés les uns les autres », « Les avocats de la défense indiquaient que le dossier ne tenait que sur les déclarations des enfants. Ce que j’ai fait dès que j’ai eu le dossier en mains, j’ai séparé les auditions des mises en examens, les auditions des enfants et les auditions des témoins. J’ai pris le tas auditions enfants et je l’ai mis de côté et je n’y ai pas toucher du tout, et j’ai travaillé uniquement sur les auditions des mis en examens et des témoins, pour vérifier effectivement si les avocats avaient raison ou non. A mon idée, à mon filtre je me suis rendu compte que le dossier tenait juste avec les déclarations des mis en examens et des témoins et ensuite j’ai pris la pile des enfants pour ne pas les oublier et voir si effectivement on pouvait croiser les déclarations et j’ai mis les déclarations des enfants et j’ai croiser et pour beaucoup d’entre elles effectivement cela se croisait parfaitement », « le travaille du juge Burgaud est un travail correct il l'a traité comme tous les dossiers qu’on traitait à l’époque, il n’y a pas eu d’anomalie dans le traitement de ce dossier, la procédure a été suivit correctement, il a lancé les expertises qu’ils fallait, les auditions et le contenus des auditions là par contre ont été remarquable dans la mesure où vous aviez une partie où le juge procédait à l’interrogatoire et procédait lui-même aux questions et tout une partie qui était laissé à la défense où vous aviez quelque fois une vingtaines de questions posées par les avocats de la défense sur les personnes interrogées et ils ont pu poser des questions, imposer leurs vues à l’interrogatoire du juge, et ça j’ai rarement vu », « j’ai très peu vu de critique sur le dossier en lui-même les avocats ont attaqué le juge en tant que personne mais le dossier lui-même était très peu attaquable » .
- Marie-Christine Gryson Dejehansard Expert devant les Tribunaux, Psychologue, Clinicienne : « les enfants n’ont jamais cité personne délibérément, quand ils le faisaient, s’étaient en mimant les scènes qu’ils avaient vécu en leurs présences ».
- Jean Michel Décugis, grand reporter au magasine Le Point : « suite à un article que j'ai rédigé dans le journal Le Point, quelques jours après l’incarcération des dix notables, un des avocats d’un des notables rentre en contact avec moi, et il me dit : « cela fait 30 ans que je fais du pénal et je n’ai jamais vu ça, jamais vu une telle horreur, ce qu’on à fait à ces enfants est ignobles, mon client crie à l’innocence, mais ils est noir comme du charbon » il me donne des détails sur l’affaire et j’appelle les avocats de la partie civile qui eux sont beaucoup plus prudents que l’avocat du notable », « ce qui à été peu dit sur cette affaire c’est que les avocats de la défense sont resté étrangement discrets pendant toute l’instruction et ont demandé très peu d’acte ».
- Juge Burgaud : « lors d’une confrontation des adultes, un des adultes condamné en première Instance à St Omer puis acquitté en Appel à Paris à du être maitriser par 3 ou 4 gendarmes contenu de la violence dont il faisait preuve à l’égard d’autres mis en examen ».
- Pascal Fontaine, ancienne membre de la Chambre de l’Instruction à Douai, elle dira concernant le meurtre de la fillette en Belgique dont les enquêteurs n’ont retrouvés aucune trace : « Ce n’est pas parce que on ne trouve pas un élément que pour autant une recherche infructueuse va venir invalider le reste du dossier, dans tous les dossiers d’instruction vous avez un juge qui va chercher dans un sens, bon il ne trouve pas il va refermer la porte et il repart travailler », « une trentaine de personne (36 précisément) ont eux leur nom cité dans le dossier, sur cette trentaine de personne le juge estime que pour une dizaine d’entre elle il n’y avais pas d’élément suffisant, le juge a fait le même travaille d’écrémage pour les enfants il a estimé qu’il n’y avait pas suffisamment d’élément pour que tous les enfants soit considérés comme victimes par ces adultes là dans son dossier ».
- Michel Gasteau l’ancien Président de Cours d’Assises : « comme l'a dit l’Inspection des Services Judiciaires c’est une instruction qui à été faite honnêtement ».
Encore une fois, je trouve votre description du « clan » de l’accusation plus que lamentable, qui êtes vous pour vous permettre cela.
La suite de l’article est surement la partie m’ayant le plus choqué dans votre article. Je vous cite : « les discours se ressemblent. « A Outreau, la puissance médiatico-politique a sauvé des pédocriminels, qui ont violé et tué des enfants », affirme par exemple Alain Soral, ultra de tous bords et éditeur d'un des livres. Le but : rouvrir le dossier, coûte que coûte. Ils le revendiquent. »
Qu’elle drôle de référence que vous utilisé là pour parler d’un dossier aussi lourd madame Aubenas. Je me trouve attristé qu’une pseudo grande reporter de votre acabit surfe sur un buzz pro-complotiste en se servant de la référence en la matière, le « père Soral ». Nous avons bien remarqué que depuis les affaires dites « Dieudonné /Soral » la presse mainstream s’amuse des qu’elle veut discréditer une opinion, à y rajouter une petite sauce Soralienne, pas difficile quand on sait que cette énergumène traine sa plume sur tous les sujets possibles à controverse. Sauf que là madame Aubenas, Alain Soral n’est que le simple éditeur de ce fameux livre dont vous n’osez même pas faire référence tant vous redoutez la confrontation avec son véritable auteur Jacques Thomet, alors pourquoi ne citez-vous pas Jacques Thomet ? Pourquoi citer son éditeur, qui je le rappel est son éditeur pour la seul et bonne raison que toute les autres maisons d’édition ont eu peur de se mouiller et comme une telle vérité se doit d’être publier, Jacques Thomet est effectivement passé par Kontre Kulture pour pouvoir publier son livre. Et d’ailleurs en parlant de Jacques Thomet vous ne m’en voudrez pas si au passage je vous informe que à mes yeux et aux yeux de n’importe qu’elle personne un minimum avertie, la parole de Mr Thomet à largement plus de valeur que la vôtre pour la simple et bonne raison que contrairement à vous qui n’avez que feuilleté vaguement le dossier (Photo ci-jointe), Mr Thomet lui a lu la totalité des 30.000 pages du dossier, vous comprendrez donc que ses connaissances du dossier soient meilleures que les vôtres à mes yeux. Alors que vous décidiez de nommer Alain Soral en référence de l’accusation est tous simplement inadmissible et met bien là à jour votre mauvaise foi et votre tentative de manipulation des masses que vous et l’ensemble de vos collègues tentez de mettre en place, par peur sûrement de devoir avouer vos erreurs d’appréciation sur l’ensemble de l’affaire Outreau.
Un dossier de plus de 30.000 pages, étudié en moins de 15 jours, un livre à la clef !!! Jolie performance...
Nous remarquons également votre fierté, à l'époque, de travailler pour le journal Libération. Est-il nécessaire de rappeler les anciennes tendances pro pédophile de ce journal ?
Vous n'avez jamais fait d'étude de droit et vous n'êtes pas spécialiste des affaires de droit, vous le dites vous même, vous n'êtes qu'une journaliste lambda alors à quoi est dû votre présence dans la commission d'enquête parlementaire ?
Sur la prochaine capture d'écran, vous trouverez la fin de votre déposition devant la commission d'enquête, et vous voyez, j'ai trouver vraiment drôle votre comparaison de l'affaire :
L'affaire Tangorre, qu'elle drôle de comparaison, l'histoire d'un violeur multirécidiviste que l'on acquitte malgré sa culpabilité et qui repassera à l'acte... :
"J'y repensais souvant, et je me demandais si on étaient pas en train de faire la même chose"
Ce sont vos propres mots madame Aubenas : "J'y repensait souvent, et je me demandais si on étaient pas en train de faire la même chose", alors maintenant madame, un dernier mot, REPENSEZ-Y.
Y. VERITE
COLLECTIF PLUS JAMAIS ÇA










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