Ce sont deux
affaires de mœurs qualifiées de - graves- que le tribunal correctionnel
de Boulogne-sur-Mer a eu à juger, ce mardi 12 mai, en son audience
collégiale.
La première procédure, au regard de la fragilité de
la victime, placée sous curatelle, a été jugé à huis-clos et donc sans
publicité des débats. Il s'agissait d'un délit qualifié , en résumé, «
de propositions sexuelles faites à un mineur par Internet avec détention
et diffusion d'images à caractère pornographique... ». L'auteur, un
Berckois âgé de 42 ans, est condamné à un suivi socio-judiciaire durant 3
ans, avec obligation de soins. À défaut de respect de cette mesure, le
prévenu écope d'un an de prison ferme. Il a également obligation de
travailler. Il est inscrit au fichier Fijais des auteurs d'infractions
sexuelles. La partie civile reçoit des dommages et intérêts à hauteur de
2 800 euros.
En parallèle, un Berckois, père de 5 enfants, a été
jugé pour des faits d'agressions sexuelles commis sur sa fille alors
âgée de 13 ans et demi au moment des faits. Grâce à la réaction positive
de la mère de la mineure, le prévenu n'a pas été jugé devant la cour
d'Assises...face au mutisme inquiétant du mis en cause, qui n'a pas su
expliquer où il se serait arrêté, il a été condamné à 2 ans de prison
dont un an avec sursis et mise à l'épreuve de 3 ans. Il a obligation de
travailler, de se soigner, de dédommager la victime, et a interdiction
de rencontrer sa victime, de quelques moyen que ce soit, puisque la
juridiction prononce le retrait totale de l'autorité parentale du
condamné sur l'enfant victime. Il est inscrit au fichiet FIJAIS des
auteurs d'infractions sexuelles. Il bénéficie, au regard de son emploi,
de la pose d'un bracelet électronique, sous contrôle du juge de
l'application des peines et des services du SPIP.
Source : Le réveil de Berck

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