L'enfant avait fait part à sa mère des assauts de son beau-père mais elle ne l'avait pas crue. La petite fille a alors pris son courage à deux mains et a ingénieusement enregistré une des scènes de violences avec son smartphone afin de collecter les preuves nécessaires pour qu'un adulte la croie enfin. Son agresseur a été condamné hier à quatre ans de prison.
Blanchi
L'enfant se confie immédiatement à sa mère, mais celle-ci, trop amoureuse, n'y croit pas un instant. De plus, son nouvel époux, terriblement agressif et habile une fois confronté aux accusations de l'enfant, s'emporte et s'indigne. La mère est manipulée devant l'effroi feint de l'homme qu'elle aime et conclut que l'enfant a menti.
Plus curieux, Edwin M. utilise même une précédente plainte pour mœurs à son encontre pour se dédouaner et humilier sa belle-fille qu'il qualifie de menteuse. Déjà visé par des accusations de viol sur une mineure d'âge quelques années plus tôt, il avait été acquitté faute de preuves. Démonstration parfaite selon lui qu'il était irréprochable. "Il se passera exactement la même chose cette fois", avait-il balayé pour impressionner la mère de l'enfant.
Ingénieuse et courageuse
Mais désœuvrée et désespérée par le manque de confiance de sa mère, l'enfant ne baisse pas les bras pour autant. Elle retient de la 1e affaire d'abus à l'égard de son beau-père que celui-ci a échappé à la condamnation car sa victime présumée ne pouvait prouver ses dires. Elle comprend que sa parole ne vaut pas grand-chose contre la sienne et refuse de subir le même sort que sa précédente proie. Elle pense alors à enclencher le dictaphone de son smartphone dès son retour de l'école, au cas où. Les conversations et bruits des abus sexuels sont enregistrés, l'homme est arrêté un peu plus tard. La mère de l'enfant est désormais pétrie de remords mais sa fillette lui a pardonné. Edwin M., lui, a écopé de quatre ans de prison hier.
Source : 7sur7
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