mercredi 20 mai 2015

Nice, elle photographie sa fille nu pour satisfaire son amant

Une mère de famille se soumet à tous les fantasmes de son amant au point de fournir des photographies de sa propre fille nue sous la douche. Le couple écope de peine de prison avec sursis


Alice (*) était vendeuse en boulangerie à Nice. S'ennuyait avec son mari quand elle a succombé au charme d'un client, lui-même marié.

L'affaire pourrait être banale sauf qu'elle prend un tour particulièrement sordide et inquiétant en raison de l'emprise de Mickaël, l'amant, sur sa maîtresse. Alice finit par divorcer et se soumet à tous les fantasmes de Mickaël.

Au point de prendre des photos de sa propre fille de 14 ans, sous la douche puis de les fournir à son amant. L'amant harcèle l'adolescente en lui envoyant des propositions sexuelles par SMS, en l'incitant à regarder des films pornographiques avec lui. Il joint ensuite le geste à la parole en la caressant et en l'embrassant malgré sa résistance.

Julie a attendu que la relation entre sa mère et ce beau-père se distende pour déposer plainte au commissariat Foch.
«Un complot», estime Mickaël devant le tribunal correctionnel. Sauf que les SMS sont sans équivoque. Et que le discours de Julie est qualifié par les experts, de «cohérent, stable, sans exagération».

Ce couple singulier, aujourd'hui séparé, n'avait pas effectué le moindre jour de détention provisoire. Mais ce lundi après-midi, à l'issue des débats, Mickaël, qui possède une société dans le bâtiment, est reparti menottes aux poignets, purger un an de prison ferme. Peine assortie de six mois avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve.

Il a été reconnu coupable « d'agression sexuelle sur mineure par personne ayant autorité» et « propositions sexuelles à mineure par moyen de communication électronique».

Anne, la mère indigne, a été condamnée à un an de prison avec sursis pour «captation et diffusion d'images pédopornographiques ». Julie, aujourd'hui majeure, avait décidé que les débats soient publics. « Pour que la honte change de camp», précise son avocate, Me Violaine Breyton-Dufau.

Bonne élève, très mature, la jeune fille réconfortait son père, effondré par ce qu'il apprenait au fil des débats. Elle a renoué avec sa mère mais a demandé 1 euro symbolique de dommages et intérêts contre elle. Ce qu'elle a obtenu.

Honteuse, Alice a mis son comportement sur le compte de l'alcool et de la passion amoureuse qu'elle avait pour cet homme. Mickaël, lui, est resté enfermé dans ses dénégations. «Un homme d'une extrême lâcheté et manipulateur», a souligné le procureur Sylvie Canovas qui avait requis contre lui deux ans de prison dont 18 mois ferme.

Source : Nice Matin

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