Une mère de famille se soumet à tous les fantasmes de son
amant au point de fournir des photographies de sa propre fille nue sous
la douche. Le couple écope de peine de prison avec sursis
Alice
(*) était vendeuse en boulangerie à Nice. S'ennuyait avec son mari
quand elle a succombé au charme d'un client, lui-même marié.
L'affaire
pourrait être banale sauf qu'elle prend un tour particulièrement
sordide et inquiétant en raison de l'emprise de Mickaël, l'amant, sur sa
maîtresse. Alice finit par divorcer et se soumet à tous les fantasmes
de Mickaël.
Au point de prendre des photos de sa propre fille de
14 ans, sous la douche puis de les fournir à son amant. L'amant harcèle
l'adolescente en lui envoyant des propositions sexuelles par SMS, en
l'incitant à regarder des films pornographiques avec lui. Il joint
ensuite le geste à la parole en la caressant et en l'embrassant malgré
sa résistance.
Julie a attendu que la relation entre sa mère et ce beau-père se distende pour déposer plainte au commissariat Foch.
«Un complot»,
estime Mickaël devant le tribunal correctionnel. Sauf que les SMS sont
sans équivoque. Et que le discours de Julie est qualifié par les
experts, de «cohérent, stable, sans exagération».
Ce
couple singulier, aujourd'hui séparé, n'avait pas effectué le moindre
jour de détention provisoire. Mais ce lundi après-midi, à l'issue des
débats, Mickaël, qui possède une société dans le bâtiment, est reparti
menottes aux poignets, purger un an de prison ferme. Peine assortie de
six mois avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve.
Il a été reconnu coupable « d'agression sexuelle sur mineure par personne ayant autorité» et « propositions sexuelles à mineure par moyen de communication électronique».
Anne, la mère indigne, a été condamnée à un an de prison avec sursis pour «captation et diffusion d'images pédopornographiques ». Julie, aujourd'hui majeure, avait décidé que les débats soient publics. « Pour que la honte change de camp», précise son avocate, Me Violaine Breyton-Dufau.
Bonne
élève, très mature, la jeune fille réconfortait son père, effondré par
ce qu'il apprenait au fil des débats. Elle a renoué avec sa mère mais a
demandé 1 euro symbolique de dommages et intérêts contre elle. Ce
qu'elle a obtenu.
Honteuse, Alice a mis son comportement sur le
compte de l'alcool et de la passion amoureuse qu'elle avait pour cet
homme. Mickaël, lui, est resté enfermé dans ses dénégations. «Un homme d'une extrême lâcheté et manipulateur», a souligné le procureur Sylvie Canovas qui avait requis contre lui deux ans de prison dont 18 mois ferme.
Source : Nice Matin

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