Depuis la création de la Marche Blanche en 2001, trois textes resserrant le cadre légal et judiciaire ont été acceptés
1942. En cette année d’entrée en vigueur du code pénal, est
inscrite la possibilité d’interdire une profession. Selon le message sur
Conseil fédéral à propos de l’initiative de la Marche blanche, il est
alors question d’«une peine accessoire qui ne pouvait toucher que des
professions subordonnées à une autorisation officielle».
2001.
Création de la Marche Blanche en Suisse, sur le modèle d’une initiative
belge née après les drames de l’affaire Dutroux. (Ci-dessous: première
manifestation formelle anti-pédophilie, en octobre 2001 à la place des
Nations à Genève. Photo Martial Trezzini/Keystone).
2004. A la surprise générale, le peuple plébiscite le principe
de l’internement à vie des délinquants «sexuels ou violents», proposé
par la Marche Blanche.
2008. L’association n’était pas
directement à l’origine de la proposition, mais elle l’a soutenue avec
force: l’initiative sur l’imprescriptibilité de certaines ion fractions
sexuelles est acceptée en votation populaire.
2011. Dépôt de
l’initiative populaire «pour que des pédophiles ne travaillent plus avec
des enfants». C’est le début d’un long chemin parlementaire, parsemé de
diverses démarches pour absorber, ou non, la matière du texte. Au
final, le parlement, et le Conseil fédéral en accord derrière, propose
une révision légale qui servirait de contre-projet. Les initiants ne
retirent pas leur texte.
18 mai 2014. L’initiative est
acceptée par 63,5% des votants. Les dispositions de mise en œuvre,
présentées le 13 mai 2015, fâchent les animateurs de la Marche Blanche.
Source : Le Temps
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