jeudi 14 mai 2015

Suisse : L’arsenal anti-pédophiles en 6 dates

Depuis la création de la Marche Blanche en 2001, trois textes resserrant le cadre légal et judiciaire ont été acceptés


 1942. En cette année d’entrée en vigueur du code pénal, est inscrite la possibilité d’interdire une profession. Selon le message sur Conseil fédéral à propos de l’initiative de la Marche blanche, il est alors question d’«une peine accessoire qui ne pouvait toucher que des professions subordonnées à une autorisation officielle».

2001. Création de la Marche Blanche en Suisse, sur le modèle d’une initiative belge née après les drames de l’affaire Dutroux. (Ci-dessous: première manifestation formelle anti-pédophilie, en octobre 2001 à la place des Nations à Genève. Photo Martial Trezzini/Keystone).

 2004. A la surprise générale, le peuple plébiscite le principe de l’internement à vie des délinquants «sexuels ou violents», proposé par la Marche Blanche.

2008. L’association n’était pas directement à l’origine de la proposition, mais elle l’a soutenue avec force: l’initiative sur l’imprescriptibilité de certaines ion fractions sexuelles est acceptée en votation populaire.

 2011. Dépôt de l’initiative populaire «pour que des pédophiles ne travaillent plus avec des enfants». C’est le début d’un long chemin parlementaire, parsemé de diverses démarches pour absorber, ou non, la matière du texte. Au final, le parlement, et le Conseil fédéral en accord derrière, propose une révision légale qui servirait de contre-projet. Les initiants ne retirent pas leur texte.

18 mai 2014. L’initiative est acceptée par 63,5% des votants. Les dispositions de mise en œuvre, présentées le 13 mai 2015, fâchent les animateurs de la Marche Blanche.

Source : Le Temps

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