Y sont évoqués «des faits supposés à caractère sexuels, qui au vue des propos rapportés par les parents auraient pu se dérouler à l’école entre enfants».
Jeudi soir une fillette de quatre ans et demi, scolarisée en moyenne section de maternelle, a rapporté avoir au moins subi des attouchements. Ses parents l’ont alors faite examiner par un médecin des urgences qui a conseillé de déposer plainte, afin de pouvoir plus précisément déterminer les faits.
L’enquête a été confiée à la brigade des mineurs du Val-d’Oise. Ce lundi, les rumeurs les plus alarmistes circulaient. Mais il reste très difficile de connaître la nature, les circonstances et les auteurs d’une éventuelle agression sexuelle.
«La fillette n’a que 4 ans et demi, a rappelé le maire UMP Philippe Sueur, aux parents survoltés et inquiets. On ne sait pas si ça s’est passé mercredi ou jeudi. L’enfant parle d’attouchements par des petites filles, puis des petits garçons et enfin met en cause un agent d’entretien qui effectuait de gros travaux de ménage pour le compte de la mairie depuis le 1er avril.»
La grand-mère de la fillette, présente en mairie, a souligné que le petit frère était également victime. Les faits se seraient déroulés en fin d’après-midi pendant le temps périscolaire, normalement placé sous la responsabilité des animateurs.
En attendant d’en savoir plus, l’agent en question a été mis en vacances forcées. Il s’était expliqué à la demande des policiers. Aucune charge n’a pour l’instant été retenue contre lui. «Il ne faut pas faire un nouvel Outreau (NDLR : affaire d’abus sexuels sur mineurs, émaillée de faux témoignages, actuellement rejugée)», n’a pas hésité à comparer le maire.
Des familles ont profité de la rencontre informelle avec le maire pour mettre en cause le fonctionnement de l’école. Evoquant des attouchements entre enfants qui se seraient précédemment produits, classés sans suite. «Ce que j’entends ne me rassure pas, lâchait une mère de famille. Est-ce que demain je peux mettre mon enfant à l’école en toute sécurité ?» «Si je suis venue à Enghien, c’est pour vivre en sécurité...», ajoutait une autre.
Une mère de famille rapportait que les enfants de l’école sont envoyés seuls aux toilettes. «Si c’est le cas, il y a un problème», a reconnu Philippe Sueur. Le maire s’est engagé à renforcer l’équipe d’animateurs jusqu’aux grandes vacances pour rassurer les parents. Il a aussi été programmé une nouvelle information ce jeudi, sur l’avancée de l’enquête.
En attendant d’en savoir plus, une cellule psychologique a été mise en place. Ce lundi, trois spécialistes des situations de crise, envoyés par le rectorat, étaient présents dans l’école
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